André OLIVIER Né le 22 mai 1763 à Villefranche, mort le 20 novembre 1835 à Lyon. Nous ne savons rien de l'enfance et de la jeunesse d'André Olivier. I1 avait appris la chimie et peut-être l'a-t-il enseignée. 11 fut chef de comptabilité à l'Armée d'Italie puis commissaire impérial dans plusieurs états de la Confédération du Rhin dont Napoléon était protecteur (1809). 11 fut enfin régisseur de l'Ecole Vétérinaire de Lyon qui avait été fondée en 1761 par Claude Bourgelat. En qualité de Régisseur, André Olivier était agent comptable du Trésor et avait cautionné à ce titre 30.000 F. André Olivier avait peu d'ambition. 11 était à Lyon attendant une nouvelle nomination qui aurait pu être brillante. On lui offrit par hasard le poste de régisseur de l'Ecole Vétérinaire. 11 accepta et ne quitta plus Lyon.

Il avait épousé le 21 juin 1794 à Paris Gabrielle-Victoire SIMONET, née en 1765, veuve de François-Didier Delamarre. Victoire Simonet hérita de sa mère, vers 1804, la maison de Charbonnières où elle s'établit avec son mari. Cette modeste habitation devint un petit domaine avec les embellissements qui lui furent apportés et l'acquisition de plusieurs parcelles de terrain.

Victoire mourut à Charbonnières le 27 octobre 1819. Ses biens évalués à 56.000 F. ne furent pas partagés.

André Olivier se remaria le 10 novembre 1825 avec Camille-Louise COLLIN de la PERRIERE, née à Paris le 13 octobre 1786, veuve de Jacques Nepomucène KERRIS (1). Camille était la fille de Marie-Anne Simonet fille aînée de Georges-Antoine (2). La deuxième femme d'André Olivier était donc la nièce de la première (et non la sœur, contrairement à la tradition familiale)(3). Ainsi les enfants d'André Olivier étaient les cousins germains de leur belle-mère.(tableau)

André Olivier mourut à Lyon le 20 novembre 1835 du tétanos dans d'horribles souffrances. Les médecins lui faisaient prendre de l'arnica qui le brûlait. La constriction de ses mâchoires l'empêchant de parler, il écrivait ses volontés et ses souhaits. 11 montra un grand détachement, traçant des phrases presque illisibles sur une grande feuille de papier qui a été conservée : "Je suis à l'agonie. Votre amitié s'il vous plaît. Je désire bien que dimanche tout soit fini. Mon Dieu ouvrez-moi votre sein. Adieu, bons amis. J'espère être libre enfin".

Le domaine de Charbonnières avait été vendu 80.000 F. en 1832 et André Olivier est mort à l'Ecole Vétérinaire entouré de ses enfants. Le témoignage de Gabrielle et de son fils Jules ainsi que les quelques papiers qui nous sont parvenus attestent sa bonté et son courage. Sa veuve se retira à Paris, puis à Toulon, enfin à Antibes où elle mourut le ler septembre 1871.

André Olivier laissait 260.306,17 F. y compris les biens de sa première femme qui n'avaient pas été partages et dont il avait gardé l'usufruit et la gestion. En vertu de son contrat de mariage, Camille reçut une rente viagère de 1.200 F. La succession fut partagée entre les six enfants d'André Olivier et Didier Delamarre pour la succession de sa mère. Camille renonça à la partie de sa rente viagère qui devait lui être servie par ses deux belles-filles Zoé et Adèle.

André Olivier et Victoire eurent six enfants : Zoé, Henri, Hippolyte, Jules, Adèle et Saint Cyr.

Zoé née le 21 mars 1795, épouse en juillet 1818 Laurent CHAPPUIS avoué près la Cour Royale de Lyon. Zoé eut une dot de 28.000 F. et quatre ans après son mariage une donation de 9.000 F. Vers 1830, Chappuis entreprit sans aucun succès la fabrication de fécule. 11 finit juge de paix du canton de Palinges (Saône et Loire). Zoé eut quatre enfants :

a) Alphonse né en 1820 épousa Louise NOLIS dont il eut quatre enfants : Elisa, Charles, Henri, Victor. b) Janny née en 1824 épousa M. JACOB dont elle eut cinq enfants : Jules, Camille, Marie, Caroline, Zoé. c) Victor né en 1822 épousa Céline LANDOME dont il n'eut pas d'enfant. d) Camille, qui épousa Eulalie LAROCHE dont il eut un enfant : Laurent.(1860) Henry Olivier né le 27 décembre 1798 en Italie, mort le 9 septembre 1859 à Annonay. Marié à ... Pas d'enfant. En 1829 il s'associa à sa sœur Adèle Radisson et Didier Delamarre pour cultiver la betterave et fabriquer du sucre à Cuzieux. Cette entreprise fut un échec total. Henry fut ensuite employé de son oncle Laurent Olivier en qualité de dessinateur. 11 mourut dans le dénuement. Son frère Jules fit une pension à sa veuve.

Hippolyte Olivier né le 11 février 1797 à Grenoble, mort à Paris le 29 mai 1861. Célibataire. 11 fut avocat à Paris, 3 rue de la Michodière. I1 recevait beaucoup de visites féminines, écrivait des petits romans et, semble-t-il, plaidait rarement. À sa mort, son argenterie fut vendue 69 F. et Jules Olivier paya son enterrement.

Jules Olivier né le 14 juin 1804 à Lyon. Notre ancêtre. Adèle, Victoire Adélaïde dite Adèle née le 8 avril 1800 à Lyon, morte en décembre 1883. Dotée de 37.000 F., épousa à Lyon le 13 août 1825 Jean-Claude Antoine RADISSON né à Tarare le 6 octobre 1800, fils de Justinien Honoré Radisson notaire royal, Procureur en la juridiction de Tarare, et de sa troisième épouse Antoinette BROSSETTE. Antoine Radisson, après avoir échoué dans le commerce de la mousseline et du sucre, brigua sans l'obtenir, la perception de Tarare. 11 fut un temps assistant de son beau-père à l'Ecole Vétérinaire de Lyon. En 1835, il est dit propriétaire demeurant à Tarare. Sa belle-mère le jugeait "brave mais borné". Adèle Radisson rétablit sa fortune en héritant de son cousin germain Olivier-Jacques Desgrange (tableau)vers 1875. Les Radisson eurent sept enfants : a) Camille qui épousa Ernest DENAVE dont elle eut cinq enfants : Marie, Edouard, Ernestine, Noémi, Ernest. b) Antoinette (1827-1874) qui épousa Auguste POY (1820- ) dont elle eut cinq enfants : Antonin (1863), Adèle (1864), Vincent (1865), Camille (1866-1874), Augustin (1868-1874). Antoinette et ses deux plus jeunes enfants périrent noyés le 27 août 1874. c) Raymond (1831- ) qui épousa Clady POY (1833- ) dont il eut huit enfants : Anne-Marie, Auguste, Jules, Victor, Adèle, Xavier, Saint-Cyr, Marguerite. d) Jules (1833- ), qui épousa Antoinette MAISIAL dont il eut trois enfants : Catherine, Adèle, Raymond. e) Léopold (1835-1850) f) Hippolyte qui eut trois enfants : Louis, Ernest, Alice. g) Saint-Cyr (1843- )   Sait-Cyr Olivier né et mort à Lyon (18 avril 1806-2 février 1872) 11 épousa Claudine-Joséphine GRATALOUP dont il n'eut pas d'enfant. 11 fut employé ou associé dans diverses entreprises de chocolat, de glacières, de dorures et finalement dans le Moniteur de la Mode dont le directeur propriétaire, Goubaud, avait épousé Antoinette Collin de la Perrière, sœur de sa belle-mère (et cousine germaine). 11 fut à la fin de sa vie représentant de commerce.

11 faut ici ajouter un mot sur les enfants du premier lit de chacune des deux épouses d'André Olivier :

Didier Nicolas Raymond Delamarre né en octobre 1785 mort le 3 août 1854. 11 fut élève de l'Ecole Polytechnique, officier d'artillerie, décoré à Wagram 5 et 6 juillet 1809. 11 est l'auteur d'un mémoire sur les avantages des fûts d'artillerie en acier forgé. 11 fut directeur de l'Ecole La Martinière à Lyon. 11 eut un fils André né le 15 janvier 1822 qui eut lui-même un fils, Gabriel.

Jules Kerris né vers 1810. Faisait le commerce du bois. 11 eut quatre enfants.

Camille Kerris épousa M. MALINVAUD dont elle eut quatre enfants.

 

 

 

 

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